29 Avril 2015

Ballons

Depuis plus de 50 ans, le CNES entretient une activité « ballons », une des plus importantes au monde. Il s’agit de faire voler principalement des ballons « libres », sans lien avec le sol, qui n’emportent jamais de passager mais uniquement des appareils au fonctionnement automatique.

Créée sous l'impulsion de la communauté scientifique au début des années 1960 - avant même la création du CNES - , reprise et développée par le CNES, l’activité Ballons consiste à concevoir puis opérer des véhicules aérostatiques permettant d’emporter des instruments scientifiques.

L’image que nous avons du spatial est, soit le satellite sophistiqué qui gravite sur son orbite, soit le lanceur d’une fantastique puissance qui l’extrait de l’atmosphère pour le mener au plus près de sa destination finale. Ecologique et unique, le ballon, quant à lui, accède au lieu final de sa mission sans moteur ni combustible.

Bicentenaire (depuis la découverte des Frères Montgolfier), il occupe encore aujourd’hui une place unique parmi les outils modernes de la recherche scientifique. Lui seul peut évoluer durablement dans les différentes couches de l’atmosphère, certaines trop hautes pour les avions, par nature inaccessibles aux satellites, traversées trop rapidement par les fusées-sondes...

Pourquoi envoyer des instruments scientifiques à 10, 20 ou 40 km d'altitude ?

Pour répondre aux souhaits des chercheurs : ceux qui étudient l'atmosphère, les spécialistes de météorologie et d'aéronomie, les astronomes, ou encore les scientifiques de la biologie ou de la géophysique.

Différents types de véhicules permettent de choisir le moyen le mieux adapté pour un large éventail de missions et d’expériences scientifiques.

Le bilan de l’activité Ballons est éloquent : en 50 ans, plus de 3 000 véhicules ont été lâchés depuis une trentaine de sites de par le monde !